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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 15:57

Depuis mon post du 26 juillet 2009, le Rex de Guerigny s’anime de nouveau. J’en profite pour compléter le dossier sur ce beau cinéma. Un grand merci à l’association CINEREX  - http://cinerex.guerigny.free.fr (qui fait renaitre le Rex de Guérigny)  et au site : http://cnrs-garchy.overblog.com consacré au lieux oubliés de la Nièvre (Dpt 58)

 

Situé à quelques kilomètres de Nevers, Guerigny abrite encore les vestiges d'un vieux cinéma :

 

Rex : 13 rue Masson.

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La superbe façade en béton est visible rue Masson, face à l'entrée de l'école

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Datant probablement des années 30, la façade plate et géométrique met en avant une salle qui était surement assez modeste.

03-GuerignyCinemaRexHall.jpg

La revue La Cinématographie Française du 22 Mars 1947, une page de publicité de « La Société Marocaine de Constructions Mécaniques » annonce :

La reprise de la vente des tissus d’amiante de la SA-F.Ferodo, qualité d’avant guerre. Il est précisé que le Rex de Guerigny a fait partie des Belles Salles traitées en 1946.

 

En 1950, Le Rex comportait 400 places. C'est avec 350 fauteuils qu'il cesse son activité entre les années 70 et 76.

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En octobre 2008, la mairie de Guerigny a voté les travaux de désamiantage du bâtiment.

 

Un petit complément d'information posté par Claudek46 :

Une petite anecdote concernant ce cinéma qui devait être une salle parroissiale car vers la fin des années 70, pendant les travaux à l'église, ce cinéma, qui ne fonctionnait plus en temps que cinéma mais avait conservé ses fauteuils, était utilisé pour les messes ; je vous laisse imaginé le bruit des fauteuils qui claquaient chaque fois qu'on était appelé à se lever au cours de la messe !

Pour toutes les personnes intéressées par l'architecture industrielle, ce secteur de la Nièvre et du Berry était réputé pour l'industrie métallurgique au XVIII eme siècle. A Guerigny, les Forges de la Chaussade étaient réputées (Ancres de bateau).
Les forges poursuivront leurs activités jusqu'en 1971.
L'association "Les amis du vieux Guerigny" se bat pour sauvegarder ce patrimoine.

 

Voici maintenant en complément l’historique du Rex réalisé par l’association CINEREX : 

00-HistoireRex.png

Cet historique a été réalisé grâce au travail colossal de recherches de Martine LEGROS sur l'histoire du REX

1913 :

La toute première salle fut édifiée, Rue des Baraques (actuelle rue Masson) par l'abbé ROUMIER déservant à Guérigny. Ce local est alors une salle de réunion : La salle SAINT ELOI

1922 :

Le 21 juin 1922 est créée la "Société SAINT ELOI" dont l'objet est : L'éducation populaire de la jeunesse et dont le siège est la salle SAINT ELOI rue des Baraques à Guérigny. La salle devient donc une salle de patronage.

Dans les années 20, les séances de cinéma ont lieu sous le marché couvert à Guérigny. par la suite, les projections se dérouleront salle SAINT ELOI qui accueillera également des poètes. Des comédiens y donneront aussi des représentations. La salle est gérée par les différents prêtes de Guérigny.  

1943 :

La Société Immobilière de Nevers devient propriétaire des lieux.

Des séances de cinéma régulières auront lieu salle SAINT ELOI surnommée par bon nombre de Guérignois "Le Clos".  

1946 :

La Société Immobilière de Nevers envisage d'agrandir la salle afin qu'elle devienne une salle de cinéma.

Le projet est confié à deux ingénieurs alors en poste aux Forges de la Chaussade : Messieurs Guy Marie Jean PIETRESSON de SAINT AUBIN et Aimé ESTASSY. C'est M. Fernand DUFONT qui sera l'exécutant du plan. La salle SAINT ELOI deviendra alors le REX CINEMA  

1950 :

Le fond de commerce "Cinéma REX" est exploité officiellement à Guérigny.  

C'est d'ailleurs à partir de cette date qu'apparaissent dans le "Paris Centre" de l'époque les premières annonces de séances de cinéma au REX à Guérigny.
Les séances seront régulières jusqu'en ....
 

1968 :

Le cinéma REX fermera définitivement ses portes.

1998 :

La municipalité de Guérigny rachète le local et le terrain attenant à la Société Immobilière de Nevers.

2009 :

La municipalité de Guérigny entreprend des travaux importants de désamiantage.

14 Juillet 2010 :

Le cinéma REX rouvre ses portes.

Le film "JOUR DE FETE" de Jacques TATI y est projeté. La salle est bondée, témoignage de l'intérêt et du fort attachement des Guérignois pour leur cinéma.  

Juin 2011 :

L'Association CINEREX voit le jour avec pour projet : promouvoir le cinéma et par la même occasion, sauvegarder le patrimoine architectural du cinéma REX de Guérigny.

Une première projection a lieu le 2 juillet 2011 avec le film : "LA GUERRE DES BOUTONS" d'Yves ROBERT (1962).  

2012 :

En janvier, l'Association CINEREX compte une cinquantaine d'adhérents.  

07 mai 2012 : projection du film "ELLE S'APPELAIT SARAH" dans le cadre des manifestations du 08 mai avec la venue de l"Historic Overlord Club"
27 juillet 2012 : Soirée films Burlesques dans le cadre de la course de Push Cars.

Depuis le Rex a proposé quelques projections (« La folie des grandeurs »…).

 

Une affaire à suivre sur : http://cinerex.guerigny.free.fr

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Septembre2012.©JournalDuCentre




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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 20:22

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 10:12

Mise à jour (photo) du post du 21/12/2008

 

De retour du Cher, je me suis souvenu avoir vu un très beau cinéma…

Eden - 2 Rue Saint Aignan à Cosne sur Loire.

L’'EDEN offre , en plein centre ville, sa superbe façade Art Déco.
M’'arrêtant pour prendre quelques photos , je suis resté plus d’une heure à discuter avec Daniel Riotte , gérant de L’Eden.

 

Eden Cosne façade

 

L'’Eden a bénéficié en décembre 2008 d’'une exposition consacré à son histoire :« Les lumières de l’'Eden ».

 

Hélas, l’'exposition était fermée le jour de mon passage ; mais un fascicule doit être édité.

'Eden existe depuis la fin du XIX eme , tout d’abord , théâtre à l’italienne.
Au début des années 1900, il accueil ses premières projections cinématographiques.

C’'est en 1934/35 , que l’'Eden se pare de sa nouvelle façade Art Deco réalisée par l’'Architecte Charton.

 

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« Le style Art Deco a été utilisé très diversement : autant pour inspirer les formes de l’'architecture que les détails du décor plaqué sur les façades. Il a entraîné une recherche dans le domaine du lettrage et sa position sur l’'architecture.
Une façade « solaire » installe l’'Eden dans son paysage. Ce n’est plus le volume qui participa à l’'environnement mais seule la façade suffit à l'’affirmation du lieu » in 50 Lieux-50 Villes – Salles de Cinéma – F Lacloche – G Gribe – Ed Eldorado


Le cinéma comporte alors 1 salle de plus de 450 places et un dancing.
En 1972, le dancing est fermé
En 1988 ; la municipalité rachète la salle .En 1992, Mr Daniel Riotte (ayant été entre autre projectionniste à Saint Amand Montrond ), devient le gérant.
En 1993/1994, l'’architecte Jean Claude Pourtier (les Ecrans à Gournay, Europa Pantheon, Racine, Brady à Paris, transforme l’'Eden ).
Le 28 Avril 1999, l’'Eden est inscrit à l'’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Il obtient le 25 fevrier 2005 le label patrimoine du XX eme siècle.

 

Eden-Cosne-Details.jpg


Détails du nom en Emaux de Briare.

Le cinéma L’'Eden comporte aujourd’hui 2 salles équipées de tous le confort.
La plus grande, de 210 places bénéficie du volume de la salle d’'origine avec son balcon et son orchestre.

 

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La salle 1 avec son orchestre et son balcon

 

La 2 eme salle de 108 places est construite derrière la salle.

 

Eden - Cosne - Acces S2

 

En prolongement du bar, une partie de l'ancien dancing devenu salon d'attente et accès à la salle 2.
Sur le mur, de nombreuses photos et affiches dédicacées par des célébrités du 7 eme art.

Aujourd’hui, L'’Eden est partie intégrante du patrimoine de Cosne Cours sur loire, un fascicule lié à l’'exposition va être édité.

 

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Le hall et la caisse (l'escalier en colimaçon donne accès à la cabine de projection de la salle 1)

Avec sa programmation de passionnés conscients qu’'il n’y aura pas tous les ans des « Ch’tis » pour remplir les salles, l’'Eden rayonne jusqu’à plus de 35 kms.
Sa façade représente ces anciens cinémas à l’'architecture si spécifique.

L'Eden en quelques chiffres :

Les salles sont équipées pour la projection numérique.

En 2006, l'Eden a attiré plus de 48500 spectateurs (sensiblement identique à 2009).

En 2010, l'Eden connaitra une fréquentation de plus de 49 000 spectateurs. 2011 permettra presque à l'Eden de passer la barre des 50 000 spectateurs (49 963 entrées).

Remerciements à Daniel Riotte et Jérome pour leur accueil.
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Couverture du N° 137 de la revue "Monuments Historiques - La Dernière Séance" fevrier mars 1985



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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 21:16

Entre Nevers et Moulins, Decize possède aujourd'hui 1 cinéma de 2 salles.

La première projection cinématographique s'est déroulée en 1909 , au Café du Centre de Decize (Bioscop Théâtre Tournée Favier).

Le Mondial : Rue Denfert-Rochereau.

03-DECIZE-MONDIAL
Le Mondial, devenu Pizzeria, Créperie. restaurant aujourd'hui fermé

Le 1 er cinéma fixe permanent ouvre en Octobre 1911, sous le nom de Cinéma Pathé-Frères. Au programme de nombreux films courts avec les artistes de l'époque.
Le cinéma connait un vif succès et en Avril 1912, le journal le Nivernais « invite les dames à adapter des coiffures plus réduites ou des mantilles » afin de faciliter la visibilité des films.
En parallèle des projections « Pathé », de nombreuses projections de cinéma ont lieu à Decize et dans les environs grâce aux cinémas forains.

Pendant cette période, le Mondial propose en plus des représentations cinématographiques, des représentations théâtrales.
Après le Grande Guerre, c'est en Septembre 1919 que les représentations cinématographiques reprennent à Decize.
Le Mondial, avec sa salle unique de 370 à 350 places (selon les périodes), continuera son activité en diffusant des films grands publics mais aussi hébergera un ciné club.
C'est en 1969, que le Mondial ferme ses portes , victime du succès du Rex, situé à quelques centaines de mètres.

Rex (ex Salle des Minimes): 4 rue Marguerite Monnot

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Le Couvent des Minimes est un ancien prieuré bénédictin datant du XI ème siècle. Au XVII ème , le site est racheté par les Minimes. L'église est coupée en deux, et la nef devient progressivement une salle de spectacle (Remises de prix…).
Le Cercle Saint Aré (Patronage lié à la paroisse au XIX ème siècle) donne chaque année quelques spectacles théâtraux et musicaux.
C'est au milieu des années 1930, que les jeunes du Cercle Saint Aré ont droits les jeudis après-midi et pendant les vacances scolaires à des représentations d'images fixes. C'est alors que pour concurrencer le Mondial, les responsables du patronage du Cercle Saint Aré font aménager la grande Salle des Minimes en véritable salle obscure.

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En avril 1937, le Cinéma Paroissial des Minimes joue des films les dimanches. Le 6 février 1938, est inaugurée une salle « rajeunie et élégante, aménagée pour l’acoustique ».
C'est durant la deuxième guerre mondiale, que le Cinéma des Minimes prend le nom de Rex.
En 1957, la salle est rénovée et compte alors 360 places , la cabine de projection est modernisée selon les normes en vigueur. Le Rex est alors géré par le Rex de Nevers (dirigé par l'abbé Bonin). Le Rex proposera dans sa programmation, de grands films commerciaux, mais accueillera aussi un ciné-club et des séances de « Connaissance du monde ».
La fréquentation hebdomadaire dans les années 60-70 est de 300 à 400 spectateurs atteignant des records à 1200 entrées. Ses plus grands succès sont Ben Hur, Les raisins de la colère, la grande illusion ,King Kong, Diabolo menthe… Le Rex n'est plus que le seul cinéma de Decize.

Le 26 juin 1977, l'association AGECIREX (soutenue financièrement par la commune) est fondée dans le but de relancer la fréquentation du cinéma et moderniser la salle.
C'est le 25 Novembre 1979, que le cinéma Rex joue son dernier film : Hair (l'histoire veut que le programme de la semaine d'après était « la Tour Infernale »)
En effet, dans le nuit du 28 au 29 novembre 1979, le Rex est la proie des flammes. La salle, refaite un an auparavant, est entièrement détruite. Seule la cabine de projection semble avoir survécue.
Les dégâts s'élèvent à des dizaines de millions d'anciens Francs. L'association AGECIREX ne peut faire face, et la mairie, propriétaire des bâtiments depuis 1975, ferme le site en décembre 79.
C'est au début des années 80, que la mairie de Decize décide de reconstruire et rénover l'ensemble des bâtiments. Dans le projet, il est prévu une maison de retraite, et l'ancienne église restaurée est réservée aux expositions et concerts (Salle Olga Olby, inaugurée le 19 mars 1988).

Cinéal : 6 rue du port.

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Après l'incendie du Rex, Decize reste sans salle de cinéma. Quelques projections sont assurées dans la salle des fêtes par la maison de la culture de Nevers, mais sans grand succès.

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Suite au déménagement des ateliers municipaux, 2 salles flambant neuves sont construites en 1984 dans le quartier des halles. Le Cinéal est né. Ses deux salles de 200 et 100 places sont entièrement rénovées en 2005 et 2006.

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La Caisse du Cinéal

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La salle 1

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La salle 1 ( vue de l'avant )

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La Salle 2

Le Cinéal possède tout le confort moderne (grand écran, son Dolby). Sa programmation est assurée par le directeur de l'Eden de Cosne Cours sur Loire et propose chaque semaine 2 à 3 films grands publics et 1 film Art et Essai.

 

Depuis mon passage, le Cinéal s'est modernisé.

Le cinéma municpal de Decize est passé au numérique depuis le 22 fevrier 2012. La ville a investit 130 000 € . Les deux salles de 220 et 107 places sont passées au numerique tant pour l'image que pour le son.

Pour l'occasion, l'association les Cinéallumés a présenté une exposition sur l'histoire du Cinéal (Projecteur 35mm-Bobine-Colleuse- bref des futurs éléments de musée...:-) ) et du Cinéma.

Cette modernisation permettra au cinéma de Decize de faire face plus facilement à la prochaine ouverture du multiplexe de Nevers...

 

Je tiens à rappeler que le Cinéal héberge une association de cinéphile. je vous engage à jeter un coup d'oeil à leur site : www.lescineallumes.fr


 

Je tiens à remercier Mr Pierre Volut qui m'a autorisé à utiliser les informations publiées sur son site : http://pagesperso-orange.fr/histoirededecize.htm, ainsi que la personne très aimable qui m'a ouverte les portes du Cinéal

Mise à jour du post du 01/09/2009

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 20:18
Je tiens à remercier Frédéric Dupuis (Neversois de naissance) pour les articles de « La Montagne » et du « Journal du Centre », articles qui m'ont permis de compléter l'histoire de ces 2 salles.

Voici donc des informations complémentaires sur les cinéma l’Etoile et le Palace.

L’Etoile


©La Montagne 1988

Construite en 1949, la petite salle de 500 places diffusait alors des films en seconde exclusivité.
Au fil des années, le balcon puis le parterre seront transformés. La capacité de la salle passera alors à 320 spectateurs.
L’Etoile connaîtra ses heures de gloire dans les années 60/70. Western, Aventures, Peplums se succèdent sur l’écran de la belle salle.
Des projections du type « connaissance du monde » seront effectuées accueillant d’illustres conférenciers comme Paul-Émile Victor et Haroun Tazieff.



©La Montagne 1988

Suite à la transformation du Palace en complexe de 4 salles, l’Etoile a du mal à accéder aux films porteurs et bascule alors dans le cinéma érotique puis pornographique. Les entrées grimpent alors en flèche.

Mais en juillet 1988, l’Etoile s’éteint.
En novembre 88, le dernier projet de transformation en complexe de 3 salles ne voit pas le jour (manque de viabilité financière par rapport aux investissements).

Dans le « Journal du Centre » du 7 mai 97, un espoir brille.


Mr Rosier - le propriétaire de l'Etoile

(In journal du centre – Mai 97)

La salle de l’Etoile n’a pas bougé. Bernard Rosier, son propriétaire, y revient de temps en temps. La salle aux murs orangés (chers aux années 70), l’écran, les fauteuils, le distributeur de bonbons Kréma, les 3 projecteurs, la salle de montage et la caisse sont toujours là, recouverts de poussière.


(In journal du centre Mai 97)

La mairie de Nevers a alors de nouveaux projets pour la salle de l’Etoile (Concert, Théâtre voire programmation cinématographique ponctuelle). Hélas, le projet ne sera pas dans le budget de 98 de la municipalité et l’Etoile disparaîtra définitivement du ciel Neversois.


Le Téléphone de l'Opérateur
(in Journal du centre mai 97)


Le Palace.

C’est le 6 juin 1989 que les 4 salles du Palace ferment, Au programme de cette dernière séance, Midnight Express…



La façade, la semaine de la fermeture définitive
© La Montagne juin 89

Mr Davoine, propriétaire du Palace et du Mazarin, donnera toute priorité à ce dernier complexe de 6 salles et décidera de fermer l’UGC Palace…

Le Palace , construit en 1930 sous la direction d’un négociant en vins connaît ses 3 premières années de graves difficultés.
En 1933, le Palace est racheté par Mr et Mme Mangematin (homme d’affaires et ancien garagiste). Ils y resteront 37 ans.
Exploitant avisé, Mr Mangematin traite directement avec les maisons de distribution à Lyon, donnant accès aux exclusivités moins de 3 semaines après la sortie parisienne (un temps révolu aujourd’hui…), Mme Marie Louise Mangematin s’occupe de la caisse.




Le Palace en 1935
© Pierre Prémery (in La Montagne)

L’age d’or du Palace se tient avant-guerre.
Pour Ignace (avec Fernandel), les séances du samedi en soirée et dimanche matinée sont complètes (la capacité du Palace est alors de 1 000 places). Le lundi est alors réservé au Théâtre et au Music Hall.
La famille Mangematin est alors propriétaire du Palace, du Majestic et du Regina.

Après la guerre, les films américains déferlent sur l’écran du Palace. La scène du Palace accueillera les plus grands artistes : Edith Piaf, Bourvil, Brassens, Brel, Yves Montand, et Gilbert Bécaud qui y cassera son piano.
Pour Tino Rossi, Marie-Louise Mangematin vendra plus de 1 300 places pour 1 000 fauteuils.
Johnny Halliday, alors idole Yéyé, fera trembler les murs du Palace.
C’est en 1971 que les Mangematins proches de la retraite vendent le Palace.



© Collection Thuriot-Prémery
Aux mains de Mr Davoine, l’unique salle est morcelée en 4 salles en 1973.
Mais le Palace ne survivra pas au Mazarin. Après sa fermeture, des projets de salle de concerts laissent un peu d’espoir aux Neversois, jusqu’à sa destruction en 1994.

Merci encore à Frédéric.



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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 21:08
Nevers a connu plus de 10 Salles de Cinéma depuis le début du 20 ème siècle, mais il ne reste hélas très peu de trace de ces salles de cinéma.(Ce fut une véritable déception pour moi en juillet 2009, de ne trouver trace que de si peu de salles)

Le
début du cinéma à Nevers est lié à l’existence de 2 baraques en bois, exploitées avant la 1ère guerre mondiale.

L’Orangerie :
Rue Jean Desveaux / Rue de Remigny
Fermée au début des années 20.



La Chaumière
: Rue de Verpré / Avenue de la gare.
Fermée vraisemblablement après la guerre de 14-18, la Chaumière deviendra un dancing.

Les premiers vrais théâtres cinématographiques apparaissent après la 1ère guerre mondiale :

Le Majestic
: 7/9 rue de Nemours.
Construit en 1919, l’ancien café de Paume devient salle de projection cinématographique. Entièrement rénové après la 2ème guerre, le Majestic peut alors accueillir 800 spectateurs.



Propriété de Mr Mangematin, il atteindra la capacité de 900 places. Il fermera ses portes définitivement en 1963 pour devenir un magasin Printania, puis Prisunic et terminé en Monoprix.



Le Ciné Parc : Rue Hoche / Avenue Saint Just.
Ouvert en 1920, il fermera dès les années 30, à l’ouverture du Palace.
Il servira cependant encore quelque temps comme salle de projection pour les scolaires.
Avant de devenir magasin de meubles, les Allemands utiliseront le Ciné Parc comme prison, avant d’envoyer les prisonniers en déportation.

Le Palace : 24 rue des remparts.

C’est en 1930 que cette grande salle de 1 000 places est construite. Créée pour le cinéma parlant, cette belle salle concurrence le Majestic.
Soldaten Kino pendant l’occupation, le Palace reprend après la guerre sa programmation classique et accueille des artistes fameux tels Edith Piaf , les Compagnons de la Chanson.
En 1971 , Mr Mangematin vend le Palace à messieurs Lemoine et Davoine , qui en 1973 transforment la grande salle de 1 000 places du Palace en un complexe de 4 salles (395-137-126 et 95 places). C’est ainsi que disparaît le 17 juin 1973 le Palace, pour laisser place en octobre 1973 à l’UGC Palace.
C’est en 1994 que le Palace sera rasé… Il ne reste plus rien de ce majestueux cinéma.

Le Rex et le Pax
: 20 rue de Lourdes.
Situé dans l’actuelle rue de Lourdes (ex-rue Saint Gildard), le « Cinéma des Familles » est créé en 1930 dans un bâtiment appartenant à l’évêché.
C’est en 1937, qu’il devient Rex. Après la guerre, le Rex est transformé puis restauré. Toujours sous la direction de membres du clergé ; le Rex s’équipe pour le Cinemascope en 1954, puis le Todd-Ao en 1961.
En 1964, l’abbé Bonin fait construire juste à côté du Rex, le Pax.
Le 30 mai 1978, les 2 cinémas Rex (900 places) et Pax (450 places) ferment simultanément.

Le Regina : Place Chaméane.
Le Ciné Chaméane est construit entre les 2 guerres. Renommé le Regina (550 places), il deviendra Majestic à la fermeture du Majestic de la rue de Nemours. C’est sous ce nom qu’il fermera définitivement en décembre 1974.


Et quelques autres :
L’Étoile : 25 avenue de la gare.
Propriété de Mr Rozier, cette salle de 500 places construite e, 1949 fermera en Juillet 1988 (capacité alors de 320 places.

Le Foyer (1949 – 1954)

Les Courlis :
Construit par Gérard Davoine en 1978, ces 2 salles de 180 places connaîtront une bien courte existence . Elles fermeront en 1983.

La Maison de la Culture : Quai Pierre de Coubertin .
Construites en 1971, les 2 salles de 1000 et 150 places ont hébergé quelque temps des représentations cinématographiques.

Le Cinéma à Nevers , aujourd’hui et demain … :

Le Mazarin : rue de la Passière.



Datant des années 80, le Mazarin appartient à Gérard Davoine ( Circuit Cinéalpes – 17 Cinémas entre Brest , Dijon, Aurillac, Grasse, Clermont Ferrand…).



Avec ses 8 salles de 308 à 61 fauteuils, il est le dernier cinéma en activité de Nevers. Il offre une programmation commerciale, une fenêtre Art et Essai plus pointue étant assurée par l’association ACNE (Association des Cinéphages de Nevers). I



Il semble que le confort de ce complexe soit plutôt modeste, malgré le passsage récent à la projection numérique dans au moins une salle.

Le futur :
Janvier 2010, après quelques mois de compétition entre plusieurs projets, Mr Didier Bouland, maire de Nevers, annonce la future mise en chantier d’un multiplexe sur le site des 2 gares (il me semble pas trop éloigné du Mazarin actuel). Vainqueur entre autre du groupe CGR (présent sur Bourges) , c’est Gérard Davoine (propriétaire du Mazarin, je le rappelle), qui construira ce nouveau multiplexe. Son ouverture est prévue au second semestre 2011, avec 11 salles et 2 000 fauteuils.

Que deviendra alors le Mazarin ?




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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 20:08
Commune de Bourgogne au patrimoine classé à l’Unesco (église Notre Dame – XI ème siècle), la Charité-sur-Loire possède encore un cinéma de 2 salles, le Crystal Palace.

Le Rex : Rue des Ourbes.



En remontant des bords de Loire, dans la vieille ville, située à droite de la mairie, se trouve une petite rue étroite, la rue des Ourbes.



Quelques mètres en contrebas, la belle façade du Rex est toujours présente. Cette salle unique de 250/300 places, existait en 1950. Exploité plus tard par Madame Célestine Giraud (dont le mari de sa fille, Marcel Guillaume créera la célèbre salle du Cézanne à Aix en Provence), le Rex fermera ses portes au milieu des années 70.

Crystal Palace : 14 rue de Bourgogne.



En remontant vers la gare, vous passerez devant le Café l’Olympia.
La 1 ere rue à droite, vous mènera au Crystal Palace.



Appelée Olympia en 1950, cette salle unique de 500 places (située rue des fossés–prolongée) , deviendra Crystal Palace au milieu des années 70.



Aujourd’hui, salle indépendante, le Crystal Palace de La Charité sur Loire possède 2 salles de 200 et 98 places – la salle 1 étant équipée du dolby stéréo.
Salle d’Art et Essai, le seul cinéma de la Charité sur Loire est programmé conjointement avec d’autres salles indépendantes de Bourgogne.



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