Histoire des salles de cinéma en activité ou disparues. Hommage aux Rex, Lux, Vox, Gaumont, UGC et autres Trianon que j'ai pu découvrir lors mes ballades.
Parceque le cinéma se déguste avant tout sur Grand Ecran
Jai découvert tardivement cette superbe salle de cinéma et de spectacle. Cétait peu de temps avant sa fermeture en tant que salle de cinéma. Jai souvenir dune salle mal entretenue, de fauteuils cassés ou abîmés, un grand écran jaunit, une odeur de renfermé. Mais par contre, quel superbe décor pour ce cinéma. Je pense y avoir vu « Prisonnière dans la vallée des dinosaures » ou peut-être « Atomic Cyborg ». Quelque soit le film, il ny avait pas grand monde dans cette immense salle. Mais pour moins de 3 Euros les 2 films ( un peu plus qe le prix de location de lunettes 3D !), cétait plus de 3 heures de cinéma Bis (ou de genre, comme lon dit maintenant).
La Façade du Trianon en 2006
Le Trianon était en 1895 une salle de spectacle et de concert. Mais dans la nuit du 17 février 1600, le Trianon Concert est détruit par un incendie. Cest en décembre 19202 que le Trianon Théatre est reconstruit. Cette élégante salle « Théâtre à litalienne » de 1 000 places accueillera de nombreux artistes (dont Michel Simon et Pierre Dac). Cest en 1939 que le Trianon, devenu Cinéphone Rochechouard , devient à plein temps une salle de cinéma, activité de cinéma commencée en 1936. Devenu Trianon après la guerre, il se consacrera désormais à la diffusion de films populaires et de série B. Cest dans les années 1970, quil se spécialisera dans les films de Karaté et de Kung-Fu, réalisant alors un nombre dentrées hebdomadaires spectaculaires que de nombres exploitants actuels envieraient. (10 à 15 000 !). A cette époque, les cinémas de quartiers tels le Cigale , Gaité Rochechouart tournaient à 6 / 7000 entrées hebdomadaires). Mais malgré un prix attractif (la salle la moins de cher de Paris et sûrement de France), la fréquentation chute et lactivité cinéma sarrête en 1992.
La façade du Trianon dans les années 90
La caisse du cinéma se trouvait dans un petit hall, au niveau du trottoir.
Au-delà, vous deviez faire le choix pour accéder au niveau supérieur, devant une grande vasque (toujours là) , entre 2 majestueux escaliers.
En haut, un immense vestibule, ancien fumoir et bar, vous attend.
Aujourdhui, le vestibule est bien vide, les flippers ont disparu, mais le lieu accueille encore quelques réceptions et reste un lieu agréable avant ses grandes baies dominant le Boulevard de Rochechouart.
Il reste encore la décoration avec ses nymphes et ses « Putti » en haut des escaliers.( Putti : Terme architectural italien désignant sur une façade la statue dun nourrisson joufflu et moqueur, voire dun ange.)
La salle à litalienne du Trianon se répartit entre lorchestre (530 places), le 1er balcon (165 places) et le 2ème balcon (285 places).
Le Deuxième balcon avant rénovation (Les fauteuils ne sont plus en bois)
Comme toutes les salles de ce type, les places de côté sont à éviter à cause de leur visibilité partielle de la scène.
La salle rénovée depuis quelques années offre un confort correct en restant à taille humaine.
Les meilleures places étant les balcons de faces et les 2 premiers tiers de lorchestre.
La scène qui a abrité longtemps un écran de 11mêtres de base, est assez vaste et est dominée dune nymphe.
En 1982, la salle comme le vestibule sont classés monument historique. 10 ans plus tard, Le Trianon fermera ses portes en temps que salle dévouée au 7 ème art. Le Trianon est repris par Guy Balensi.
Détails du plafond du vestibule
Depuis cette période, le Trianon connaît une vie irrégulière, accueillant des soirées « Canal Plus », des Comédies Musicales, des pièces, des concerts, des festivals de cinéma (Bollywood WE, Festival de Cinéma, Projection de « Retour de Flammes ».
La salle du Trianon se modernise et possède toujours un très grand charme.Surveillez sa programmation !.
Comme mot de la fin, un témoignage de Manu Solo en 2004 : « Un très joli théâtre avec ses dorures et ses angelots. Pendant des années, il est resté à labandon. Les Japonais en avaient fait un cinéma de karaté. Tu payais 15 Francs pour deux films. Y avaient que des blacks et des Arabes. Quest ce quon pouvait se marrer. Cétait lendroit le plus populaire que je connaissais à Paris ».
Outre les livres « Les cinémas de Paris 1945-1995 » (Champion-Lemoine-Terreaux), « Le guide des cinémas à Paris » (Chennebault Gaussel), je vous conseille le superbe livre « Noscinémas de quartier » -Potigon, ed. Parigramme dont la couverture est une photo de la superbe salle du Trianon.
Et pour les plus curieux, le fanzine Ciné-Zine-Zone (Pierre Charles) a consacré le numéro 92/93 aux Cinémas de Quartier. Cest un travail de passionnés, témoignages de cinéphiles fervents défenseurs du cinéma populaire. Il comprend de superbes et rares photos de façades de cinémas de quartier aujourdhui disparus. (Montmartre Cine, Gaité Rochechouart, Maine Palace, Hollywood Boulevard et bien sûr le Trianon)
ciné nostalgies...dans les années 80 il y avait le trianon et aussi le brady , le pathé-journal,pour l'origine de son nom et sa longivité mais pas pour sa programmation et aussi et surtout le club au fg montmartre 9ème dont je rassemble actuellement sa programmation depuis 1981 à sa fermeture au 1er mai 1991 un sacré petit ciné de quartier dont je n'oublierais jamais son existence : c'est aujourd'hui le théatre du nord ouest . Le Club aurait ouvert dans les années 50 .