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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 19:31

Cachan : La Pléiade

 

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C’est au début du XX ème siècle que le cinéma fait son apparition à Cachan. Il s’agit d’un cinématographe ambulant qui s’installe place Gambetta les week-ends et jours fériés.

Non loin de la fontaine, une petite salle provisoire s’installe place Gambetta.

 

La Pléiade : 1 rue Mirabeau – 12 Avenue Cousin de Méricourt

 

Le début des années 30 voit l’arrivée de la première réelle salle de cinéma de Cachan.

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Nommée tout d’abord l’Arlequin, cette belle salle devient Cachan Palace. En 1950, cette salle de 812 places appartient à Mr Robert Jarrety.

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Source « Parcours du Cinéma en Ile de France » – Jacques Kermabon 1995

Le Cachan Palace fermera en 1965.

C’est grâce à la commune de Cachan que le Cachan Palace va éviter d’être transformé en garage. D’importants travaux de rénovation sont effectués par l’architecte Henri Bourdon.

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Source La Pléiade

C’est ainsi que le 30 Janvier 1970, la Pléiade, superbe salle de 550 places, est inaugurée par l’actrice Annie Girardot (Le ruban étant remplacé par un morceau de film).

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Inauguration de la Pléiade , par Annie Girardot en présence de Mr Jacques Carat (Sénateur-Maire). Source La Pléiade

La Pléiade est alors une des plus belles et plus moderne salle de la banlieue parisienne.

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Affiches du programme.

 

Aujourd’hui, comme il y a 40 ans, la Pléiade affiche toujours son programme hebdomadaire sur les panneaux des communes limitrophes (même jusqu’à Sceaux), avec toujours cette impression bicolore d’un autre temps.

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Dans les années 70 – Source La Pléiade

C’est dans les années 70, que j’ai connu la Pléiade pour la projection en reprise de « Jour de Fête » de Jacques Tati. Il s’agissait d’une des salles les plus modernes de la banlieue sud de Paris. En 1978, la Pléiade dépendait du groupe Parafrance.

En 1981, la grande salle est restaurée et une deuxième est créée sans toucher au volume de la grande salle. (Architecte De Montaut)

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En 1984 – Source la Pléiade

En 1989, une troisième salle est construite de l’autre côté du bâtiment, permettant ainsi d’élargir la programmation.

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Plan de La Pléiade

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La Salle 2 en 2013.

Récemment la façade et le hall ont été repensés.

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La Façade en Mars 2002 ©http://zifram.dyndns.org.

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La Façade en Mars 2013

 

La Pléiade annonce fièrement son nom et son programme sur son fronton, et le hall modernisé est configuré pour assurer un meilleur flux du public et permettre l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

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Le Hall en 2013

Depuis 2012, les 3 salles sont équipées de projecteurs numériques.

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Le Hall en 2013

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La Grande Salle en 2011 ©Cin’etudes

La Pléiade est un cinéma indépendant dont la programmation est assurée par UGC. Chaque semaine, 3 à 4 films sont proposés. Et le mardi, un film Art et Essai est programmé dans une des deux petites salles.

Salle 1 : 470 places

Salle 2 : 180 places

Salle 3 : 130 places

 

Quelques Chiffres  (Source CNC – Films Français) :

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Spéciale dédicace à la famille Trousseau qui m’a fait connaître La Pléiade et Jacques Tati (même si, au risque de choquer certains, je n’ai jamais vraiment beaucoup aimer son œuvre…) et à mon toujours copain de maternelle , Patrick.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:49

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En 1950, la ville d’Arcueil comptait 2 salles de cinéma. Ces 2 salles ont disparu au début des années 70.

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Arcueil Cinéma : 4 avenue Raspail

En 1950, cette salle de 350 fauteuils appartenait à Mr Jean Koempgen, propriétaire du Gaité Palace de Gentilly.

En 1960, elle s’appelle Rex Arcueil. La salle est encore référencée en 1970 mais n’est plus présente dans l’annuaire Bellefaye de 76.

 

Familial Laplace : 68 avenue du Dr Durand. 

Propriété de Mr Le Corvec, cette salle de 287 places disparaitra au début des années 70. 

De ces 2 salles, il ne reste hélas plus aucune trace.

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Espace Municipal Jean Vilar : 1 rue Paul Signac

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Vous accéderez à la salle Jean Vilar en passant par la rue Emile Raspail.

Cette salle est très ancienne. Elle date en effet de 1894. Salle des fêtes jusqu’en 1946, elle devient gymnase lors de l’extension de l’école Jules Ferry.

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En 1970, le bâtiment est transformé en théâtre et salle de cinéma. Détruite par un incendie en 1973, elle est reconstruite par les agents de la ville.

En 1994, une deuxième salle est rajoutée (construite derrière la scène de la grande salle).

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Le Hall

Les 2 salles ont une capacité de 263 et 79 places et sont équipées toutes les 2 de projecteurs numériques depuis 2012. Elles peuvent toujours projeter des films en 35 MM.

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Membre de Europa Cinémas, les 2 salles de l’Espace Municipal Jean Vilar proposent une programmation pointue. Un havre de paix pour les cinéphiles qui pour un prix modique et dans un bon confort pourront y apprécier ou découvrir plus de 6 films chaque semaine.

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Ticket de la salle Jean Vilar

Le mot du directeur de l’Espace Jean Vilar , Mr Dominique Moussard

« La politique de programmation est simultanément un lieu : d’aide et de soutien à la création, lieu d’expression, de prise de parole et de réflexion lors de l’organisation de débats, lieu favorisant le lien social, lieu de formation à l’image, lieu de loisirs,

C’est dans ce cadre que nous mettons en évidence la nécessité de consolider les liens entre les spectateurs, la salle et les œuvres,

Cette approche suppose que c’est dans cet espace public que doit être préservée la diffusion des œuvres, univers de la créativité, de l’imagination, de la recherche et de la découverte.

L’existence de cet équipement a comme objectif le refus de la passivité et de l’acceptation d’une société qui ne propose, comme participation au collectif que la consommation ».

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Salle 1

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Cabine de projection de la salle 1

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Vers la salle 2

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Salle 2

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Cabine de projection de la salle 2

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Au dessus de la salle 2

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Passerelle pour circuler entre les cabines des salles 1 & 2.

 

Je tiens à remercier l’équipe de la salle qui m’a laissé prendre les photos et Mr Dominique Moussard (directeur) pour ce rapide historique.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 22:37
Journée du patrimoine 2009, en furetant sur le net, je découvre que la mairie de Créteil organise un circuit / expo / visite autour des cinémas passés et présents. Hélas, malgré des dates supplémentaires, je ne pourrais m’y rendre.



C’est donc dans le cadre du « Carnet de voyages cristoliens n°8 Créteil aime le cinéma » que s’est tenue en octobre à la bibliothèque village , une exposition sympathique sur les salles de cinémas de Créteil.



Grace à ce fascicule, de quelques articles de ma collection et d’infos glanées sur le net, voici une rapide histoire des cinémas cristoliens.

Au début du cinéma :
Les premières représentations cinématographiques à Créteil se sont déroulées vers 1907/1908. Il s’agit de projections en plein air ou dans les cafés.

En 1920, la mairie souhaite qu’un véritable cinéma soit construit afin de garder un œil vigilant sur les bonnes mœurs des films projetés. Ce n’est qu’en 1928-1929 que le Café du Cercle deviendra le Regina.

Le Regina : 22 rue du général Leclerc (ex Grande Rue)



A ses débuts , le Regina était le royaume du cinéma muet (avec pianiste derrière l’écran). Salle de 333 places, dirigée par la même famille depuis 1929, elle ferme ses portes en 1956, vendue à la société Monoprix. C’est aujourd’hui un Simply Market.

Le Gemini : 12-14 rue de Montfray (ex Moderne - Star et Courteline)



Le 26 Septembre 1930 ouvre le 1er bâtiment construit pour être un cinéma. Contrairement au Regina qui a été un café transformé en cinéma , le Moderne est une belle salle confortable construite pour le cinéma. Avec ces 500/550 fauteuils, le Moderne / Star était le cinéma chic, le Régina le cinéma populaire.



Dès 1968, Le Courteline accueille des séances de ciné club, ces ciné-clubs qui prendront une place importante dans l’histoire du cinéma à Créteil. Devenu Gemini, il jouera son dernier film en 1976.

Détails des travaux du Star en 1952. (Source La Cinématographie Française 1952 ©)


Le Plan du Star en 1952 (©La Cinématographie Française)

C’est en moins d’un mois que le Star est entièrement rénové par l’architecte Edouard Lardillier (Royal Haussmann, Cinéma de l’Hôtel de Ville à Paris).


L'arrière de la salle du Star (
©La Cinématographie Française)

Exemple typique de la petite exploitation, c’est pour 6 millions de Francs que le hall et la salle sont repeints et décorés.


L'ecran de la salle du Star (©La Cinématographie Française)


Les fauteuils sont refaits par la maison Gallay et un bar est installé dans le coin « élégant » du hall.


Le foyer bar du Star (©La Cinématographie Française)


Artel Creteil Cinéma : Centre Commercial Créteil Soleil.



©Silverscreens

C’est en décembre 76, que ce complexe de 6 salles est ouvert. Vous pourrez lire sur le site Silverscreens l'histoire de l'Artel Créteil.


La plus grande salle de l'Artel : Salle 6 ©Silverscreens

Les 2 plus grandes salles (488 et 320 fauteuils) comportent de grands écrans pour l’époque. Les 4 autres salles de 190 à 100 places sont plus traditionnelles.

Mais l’Artel Créteil bénéficiera de peu de rénovation, et l’agrandissement - déménagement - ouverture du Pathé belle Epine (Septembre 93 – 12 salles en gradins , son dolby digital et même THX dans les plus grandes), entraînera un forte chute de la fréquentation des Artels (699 000 entrées en 84, 492 000 en 1988, 439 000 en 1991, plus de 500 000 en 98)).
Artel Créteil fermera définitivement ses portes le 7 janvier 2003 pour laisser place à …



La destruction de L'Artel (Photo source Flick’r)


Les autres salles de Créteil :
L’histoire des salles de cinéma de Créteil est liée au développement des ciné-clubs....
Dès 1963,, le ciné-club Le Doyen programme irrégulièrement des projections au Centre Social Le Doyen. La même année est créée le ciné-club Zoom 16 qui assurera son activité dans la salle communale de la rue Juliette Savar , mais aussi au Star.
Au milieu des années 70, les projections ont lieu partout dans Créteil (MJC, Centre d’Action Culturel) ; La programmation s’organise autour des Week-End et de soirées à thème. « Le cinéma est placé au cœur de la politique d’éducation populaire ».
Suite à la fermeture du Gémini ; les 3 MJC de Créteil soutiennent les ciné-clubs en voulant : « un cinéma par quartier ».
La ville de Créteil continue de grandir (5 000 hbts en 1901- 12 000 hbts en 1936 – 31 000 hbts en 1962 – 65 000 en 1976).

La Maison des Arts : 1 Place Salvador Allende



Prévue est espérée depuis 1968, le Maison des Arts est inaugurée le 7 février 1975.
La section Cinéma y est un succès. Mais la réalité économique est là, les nouvelles populations se font attendre et la crise pétrolière affaiblie l’économie. La Maison des Arts doit faire face à un lourd déficit. Des sections d’animations dont celle Cinéma sont fermées. La programmation cinéma s’arrête en 1985 (Excepté le Festival International de Films de Femmes).

La Lucarne : 100 rue Juliette Savar.

Voulant faire perdurer la promotion du cinéma de qualité commencée par les associations Cristoliennes, l’idée de la Lucarne prend naissance.



Dépendant de la MJC du Mont-Mesly, la salle est construite à la place du foyer des jeunes. La première phase du chantier se fait grâce à l’emploi de jeunes sans emploi du quartier., Puis c’est finalement l’architecte M Lecoq (14 Juillet Bastille) qui reprend et finalise les travaux.



Equipée d’un vieux projecteur 35MM d’occasion et grâce à une équipe de passionnés, la Lucarne est ouverte le 1 er Janvier 1978. C’est une petite salle de 92 places.
En 1982, La Lucarne est classée salle de Recherche, mais redevient en 1984 simple salle d’Art et Essai. La Lucarne fonctionnera grâce et pour le public, sollicité à travers des associations. L’histoire de la Lucarne est liée à Madame Françoise Audé-Jeancolas, enseignante, cinéphile passionnée et critique de cinéma.
La Lucarne fonctionne toujours.

Les Cinémas du Palais : 40 allée Parmentier.



Il est un temps envisagé de créer une 2 eme salle à coté de la MJC du Mont-Mesly.
Un petit centre commercial est construit en 1974, et un espace libre est resté inoccupé. C’est finalement le 9 octobre 1985 que la ville de Créteil acquiert le local du CCial du Palais.

Les 3 salles du Cinéma du Palais (250-180 et 85 places) sont inaugurées le 6 janvier 1987.
La grande salle est destinée aux films porteurs (si possible sortie simultanée à Paris), la deuxième aux films d’Art et Essai et la troisième aux films de Recherche.

Les   restent fortement liés à la programmation de la Maison des Arts (programmation simultanée pendant le Festival de Films de Femmes – avec la Lucarne). Son premier directeur , Armand Badéyan, était responsable des relations publiques de la Maison des Arts. Il soutiendra le cinéma français (Agence du court métrage) et finira sa carrière à l’Ecran de Saint Denis. Décédé en 2003, Armand Badéyan « a laissé le souvenir d’un homme généreux, militant infatigable du cinéma ».



En 2000 , le cinéma est rénové. L’entrée du cinéma se fera désormais par l’extérieur et non plus, comme à l’origine , par la galerie marchande. Les 3 salles sont équipées du dolby stéréo ou digital.

Les Cinémas du Palais organisent chaque année conjointement à la Lucarne des projections en plein air.


UGC Cine Cité Créteil : Centre Commercial Créteil Soleil


©UGC Illimité 2004


Lorsque l’Artel Créteil ferme, le projet de l’UGC Cine Cité est déjà là.
C’est en Aout 1998 que UGC dépose un dossier à la CDEC du Val de Marne . En Novembre 98, celle ci se prononce se prononce en faveur d’UGC pour la construction d’un Multiplexe Ciné Cité de 2 800 fauteuils en lieu et place des cinémas Artel de Créteil. Les autorisations définitives sont accordées en mai 1999.



C’est un investissement de 18 millions d’Euros, 12 salles de 150 à 350 fauteuils, de grands écrans, des comptoirs à confiserie et un ciné café. L’objectif de fréquentation est de 1,2 million de spectateurs vs 450/550 000 de l’ancien Artel.

C’est le 19 juin 2004 que le nouvel UGC Cine Cité Créteil ouvre avec ses 2 866 places. Avec plus de 1 million de spectateurs pour 2009 à mi-novembre 2009, le pari est gagné.
À noter que le CDEC du Val de Marne a donné son accord en juin 2007 pour l’extension de 4 salles (860 places).



Créteil a aussi été le lieu de tournage de nombreux films donc un de mes films « Culte » ; « Buffet Froid ». On peut rajouter « Les Valseuses », Série Noire », « A mort l’arbitre », « Podium » & « La première étoile ».


Remerciements à Madame Christiane Belert (Direction de la Culture de la ville de Créteil) et à l’équipe de la Bibliothèque Village, Mr Jeancolas et à Denis Ambrois du célèbre site Silverscreens.


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