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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 22:10

Grâce au témoignage de Thierry Bessac , faisons un retour dans le passé, au début des années 80 en regardant avec une certaine nostalgie les photos du Clubs de Villers-Cotterets. Il ne manque plus que l'odeur, le bruit du projecteur …
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La façade du cinéma de Villers-Cotterets après avoir été baptisé du nom de Club 80 (Sept 79)

 

2Club80salle1Villers-Cotterets.jpg

La Salle 1 , après sa 1ere rénovation en Mai 1980.
Lors de sa rénovation la grande et unique salle est équipée de nouveaux fauteuils, les tentures et le sol sont changés, l'éclairage est modifié.
Avant sa rénovation, la salle d'une capacité de 300 places , possédait des tentures vertes plissées, des appliques en forme de rosace et du parquet au sol.
Comme beaucoup de salles de cinéma de l'époque (avant rénovation), on distinguait encore les différentes classes de fauteuils . Ici, au Club de Villers-Cotterets, les fauteuils en Skaï rouge pour les "réservés", les fauteuils en velours rouge pour les "balcons" et les sièges en bois (les 6 premiers rangs, très inconfortables, devant l'écran) pour les "parterres".
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Cinémecanicca Victoria V5
La salle était équipée d'un appareil de projection au top, acheté par Mr Jost au début des années 70.
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La façade du cinéma Les Clubs (2 salles) Dec 83
La typo de l'enseigne est typique du début des années 80

 

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La façade du cinéma Les Clubs (2 salles) Dec 83
L'age d'or du caisson publicitaire.

 

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La salle 2 et son écran

 

6LesClubsSalle2BVillers-Cotterets-.jpg

La salle 2 et ses 97 fauteuils rouges

 

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La salle 1 après sa 2ème rénovation en 85 (nouveaux fauteuils et nouvelle décoration)

 

8LesClubsSalle1BVillers-Cotterets.jpg

La salle 1et son nouvel écran

Un grand merci à Thierry Pessac pour ces photos qui témoignent d'une période de l'exploitation cinématographique en voie de disparition

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:46

Compléments :

Témoignage et anecdoctes de Mr Thierry Bessac (qu'il en soit remercié !).

 

Le cinéma théatre a fermé en 1978 (départ en retraite bien mérité de Mr et Mme Jost), remplacés par mr et Mme Bessac ...

Les compléments sont rajoutés en italique . Un grand merci pour ces anecdoctes et détails, qui rappellent un visage de l'exploitation bien éloigné du tout numérique actuel.

 

1 -Villers

 

C’est face au château de François 1er, en centre ville que vous découvrirez la façade discrète du cinéma « Les Clubs » de Villers-Cotterets

Les Clubs : 12 Place Aristide Briand

2 - Villers 2011C’est en lieu et place d’une salle des fêtes construite en 1838 que se trouve le cinéma « Les Clubs ».

Transformé en théâtre en 1887/88, le bâtiment deviendra plus tard Cinéma Théâtre. C’est sous de nom de Cinéma -Théâtre qu’est référencé la salle dans les annuaires Bellefaye de 1950 à 1976 .(350 à 300 places – Maurice Jost).

Mr et mme Jost partiront en retraite en 1978.

Le Cinéma Théatre est repris par Mr et Mme Bessac et ré-ouvre en Février 1979. (les Bronzés...). Il s'agit d'une exploitation familiale : programmation, publicité, entretien.

La grande salle avait la particularité d'avoir la cabine de projection derrière l'écran. La projection se faisait avec un objectif spécifique et un écran translucide . (certains se souviennent peut-être , entre autres, du Rialto Bananas à Paris).Les spectateurs étaient étonnés de ne pas voir le fameux faisceau lumineux. Aujourd'hui, la cabine de projection a pris place dans l'ex balcon, devant l'écran.

La salle s'appelle désormais le Club 80 , en référence aux années 80.

La salle unique est rénovée et ne possède plus que 232 fauteuils, pour plus de confort.

En 1983, une deuxième salle de 97 places est crée au rez de chaussé à l'emplacement d'un petit dancing nommé le Coucou (années 60 et 70).

Il s'en suit une nouvelle façade et une nouvelle enseigne : Les Clubs.

En 1984 son nom est désormais Club 80. Il est composé alors de 2 salles (232 pl et 97 places).

Thierry Bessac nous fait part d'une anecdote sur la difficulté (déjà et encore ...) d'obtenir une copie de film porteur...:

Le représentant de Gaumont promet aux Clubs une copie du film "Le Marginal" avec JP Belmondo (moyennant comme cela se faisait à l'époque de l'achat de la copie pour 7/8000 frs - 1068/1225 € en plus des 50% de la recette*). Le directeur du Clovis de Soissons menace Gaumont de ne pas exploiter le film si Gaumont accorde la priorité à la famille Bessac.

La Gaumont tient parole et "Le Marginal" sort à Villers-Cotterets et réalise 4 000 entrées. Le Clovis programmera le film de JP Belmondo en 3 ème semaine (rappelez vous alors des copies usées qui circulaient dans les salles des petites villes de province -NDLR).

En fevrier 1982, ET de Steven Spielberg est diffusé aux Clubs 6 mois après sa sortie et réalise alors 1 800 entrées la 1ere semaine et 400 la éème semaine.(difficulté d'accès aux copies, mais délais Video/DVD/TV bien plus courts !°

3 - Villiers Juin 2009 

En 1985 la grande salle est rénovée (nouveaux fauteuils, nouvel écran et nouvelle déco).

Malgré une concurrence importante des cinémas de Soissons (6 salles) et Compiègne (7 salles), les Clubs atteignent 50 000 entrées annuelle grace à une programmation variées, des exclusivités sélectionnées pour faire face au manque d'accès aux sorties nationales, des soirées à thème (nuit du cinéma).

En novembre 1990, après 12 ans de passiosn et malgré le soutien d'un public fidèle, Mr et mme Bessac cèdent "Les Clubs"  et partent en Bretagne.

Le cinéma devient alors salle municipale.


Les Clubs de Villers-Cotterets, c’est aujourd’hui 2 salles de 130 et 97 places rénovées régulièrement. La programmation et la gestion sont assurées par la société Cinéode (Olivier Défossé), en charge entre autre des cinémas de Chauny, Tergnier …- au total 25 cinémas de la Vendée à l’Aisne.

4 - Viileirs Juin 2009

Petite anecdote :  Villers Cotterets est la ville natale d’Alexandre Dumas.  Le film  « L’autre Dumas » (Poelvoorde-Depardieu) n’a attiré que 184 spectateurs en 3 semaines alors que « Avatar » en attirait 400 en 1 semaine

 

5 - villers programme

 

 

* Je croyais qu'il s'agissait de minimum garantit en cas d'échec d'un film , et non pas d'une recette en plus pour le distributeur...

Source : L’Union – Annuaires Bellefaye

1ere parution 02/09/2011

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 21:37
La sous-préfecture de l’Aisne , avec ses 56 000 habitants , possède aujourd’hui un cinéma.

Les débuts du Cinéma à Saint Quentin :

C’est dès septembre 1896, que la première séance de cinématographe a lieu à Saint Quentin, pour l’émerveillement de la population.
En février 1897, le cinématographe Lumière trouve place au « Cirque »
En janvier 1898, « Le Grand Bazard » , rue de la sellerie, transforme un étage du bâtiment pour assurer les représentation du cinématographe.
Le premier cinéma permanent est créé en février 1907 au 133 rue d’Isle et porte le nom d’Omnia.(environ 700 places), mais fermera en 1911.


Collection Privée - L'Omnia vers 1910

En 1913, la brasserie l’Excelsior se lance aussi dans les représentations cinématographique, mais ferme dès janvier 1914.

Après la guerre :

Pendant la guerre de 14-18, les spectacles s’arrêtent ou sont réservés aux troupes allemandes. Seul le théâtre municipal continue quelques projections.

Le 15 novembre 1919, l’Omnia devenu Kursaal est la premiere salle de cinéma à reprendre du service et fermera en 1929.
En Décembre 1920, le Carillon (rue des Toiles) ouvre .
Le Casino est inauguré le 29 juin 1929 , rue de la Fère. Construit par l’Architecte Adolphe Grisel, c’est un très beau monument Art Déco.
Adolphe Grisel sera à la tête de la rénovation du Carillon (1931) et du Casino.
Les films sonores arrivent, Le Casino , Le Carillon s’équipent pour cette nouvelle technologie.
Le Modern Cinéma (Grand’Place ou 33 place de l’Hôtel de Ville ) est construit en 1925 et s’obstine à ne diffuser que des films muets , le parlant étant jugé « fatiguant », alors que les orchestrations d’accompagnement sont reposantes.
Le Modern Cinéma fermera en 1939 .
C’est au quatrième trimestre 1931 que le Carillon est totalement rénové et devient une superbe salle avec orchestre et grand balcon en fer à cheval. 1 860 spectateurs peuvent y êtres accueillis.

Des Années 50 aux années 70.

Le Cirque devenu Splendid Cinéma – 3 rue Dachery - (1 500 places ) ferme en 1978.
Le Familial Cinéma -73 rue Zola - ouvert en 1934 semble déjà fermé en 1960 (quoique cette salle n’est pas répertorié non plus en 1950).
Le Gaité Saint Martin avec ses 400 fauteuils au 18 rue de Paris connaît une existence éphémère (1931/1955)
Le Paringault , sis au 18 rue de Cambrai , connaît une vie encore plus courte (1934/1938).
Le Radio Palace – 65 rue de Fayet – propose 442 places de 1930 à 1965.
Situé Chemin de Rouvroy, le Remicourt Cinéma ouvre ses portes en 1956 pour les fermer , il semblerait en 1965.
Le Casino au 42/48 rue de la Fere (actuellement avenue du général Leclerc) ferme ses portes en 1970 après 40 ans de bons et loyaux services. Inauguré le 29 juin 1929, c’est un superbe bâtiment de 1 100 places avec une façade Art Déco ayant la particularité de comporter deux figures, l’une qui rit , l’autre qui pleure, représentant la comédie et la tragédie. Les Saint Quentois vont vite surnommer le bâtiment « Jean qui rit, Jean qui pleure »
Le Casino avec ses 992 places reste en activité cinématographique et autres spectacles jusqu’en 1970. Malgré sa présence dans les annuaires du cinéma en 1976, il est devenu un magasin de vêtements. Il change plusieurs fois d’enseigne mais toute activité a cessé en 2006 suite à un incendie.


© l'Union 2008

Aujourd’hui à l’abandon, il reste la majestueuse façade qui se déterriore de jour en jour.
Deux inconnus des annuaires du cinéma : Le Saint Martin au 73 rue de Paris, cède la place au Paris (qui fermera en 1978) et le Vox au 84 rue de Cronstadt (1955-1972).
C’est au 33 place de l’Hôtel de Ville qu’apparaît le Club A&B en 1972 ( à la place du Modern ? ) . Il comprendra 2 salles de 120 places, une troisième de 75 places se rajoutant en 1974 (Club C). L’ensemble fermera en 1988.



Olympia, au 18 rue de Cambrai est construit en 1938 ; Sa salle unique de 450 à 700 places selon les années fermera en 1986.



Le Carillon : 19-21 rue des Toiles
Le plus vieux cinéma de Saint Quentin (1920 ) connaît une première importante rénovation en 1931. En 1950 son orchestre et balcon peuvent accueillir 1 560 spectateurs.
Le Club Z – 95 places - (au 19 rue des toiles), appartenant au propriétaire des Club A,B,C, rejoint le Carillon en 1973.
Comme beaucoup de salles de cinéma de l’époque , le Carillon est divisé , et comporte alors 6 salles (y compris le Club Z) de 480 à 80 places.
Après une fin de vie peu glorieuse, avec des salles vieillissantes (fauteuils cassés, écrans trop petit…), Le Carillon ferme définitivement ses portes en Juillet 2008.

Cinéquai 02 : Le 28 juin 2007, Xavier Bertrand (député ), inaugure le Cinequai, multiplexe de 11 salles et 1937 fauteuils (capacité des salles de 477 à 92 places)
C’est le 3 ème Multiplexe du groupe - Cap Cinéma présent aujourd’hui dans 11 villes . Situé Quai Gayant, face à la gare, c’est un multiplexe alliant films grands publics et Art et Essais.
Il attend 400 000 spectateurs soit le double de l’ancien Carillon.

Ce rapide historique a été rendu possible grâce au dossier établi par Mme Séverin sur le cinéma à Saint Quentin jusqu’aux années 30 et aux annuaires du cinéma.



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