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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 16:07
Le début du cinéma à Saint Malo n’est pas précis. Une première salle fixe est annoncée en 1916 à Paramé (Paramé - à l’Est de Saint Malo - est une commune, comme Saint Servan à l’Ouest, qui a été rattachée à la commune de Saint Malo en 1967) .
Le développement du cinéma en Ille et Vilaine est fortement lié à l’existence des patronages laïques et privés.

L’Amiral (ex Emeraude Palace)
: Chaussée du Sillon



L'Amiral en Fevrier 2010

Située face à la mer, il s’agit d’une ancienne salle de danse. Le bâtiment devient Emeraude Palace en 1922 et se consacrera alors au cinéma jusqu’à sa fermeture…
Devenu Soldaten Kino pendant la guerre, l’Emeraude Palace connait ensuite un nouveau départ avec succès. La salle sera équipée plus tard du Cinémascope et de la Stéréophonie. Sa capacité est alors de 865 fauteuils.
En 1968, Monsieur Fichou achète l’Emeraude Palace et le renomme Amiral. La salle, composée de loges, fauteuils réservés, premières et fauteuils en bois voit sa capacité réduite à 740 places.
En 1976, l’Amiral comporte 640 places suite à la suppression des strapontins.
En 1979, suite à une remise aux normes de confort et de sécurité, l’Amiral voit sa jauge réduite à 340 fauteuils.


L'Amiral en 1997

Monsieur Fichou prendra sa retraite en 93 mais reste propriétaire des lieux et Mr Chapelain (Projectionniste depuis 1967, puis directeur) en prend la gestion, L’Amiral sera ensuite équipé en Dolby Stéréo puis en Son Digital en 98 , mais il ne connaitra pas la projection numérique…


©Cityvox - l'Amiral : l'intérieur de la salle.

Quelques Chiffres
Amiral est une salle unique qui fonctionne bien.
En 1977, la salle accueille en moyenne 2 500 entrées hebdo en saison et 1 250 entrées hors saison. Son meilleur film sera « Les bidasses en folie » qui totalisera 3 875 entrées en janvier 1972.
1982 sera une année record avec 72 000 entrées.
16 Ans après, l’Amiral tourne à 35 000 entrées sur l’année, pour monter à 60 976 entrées en 98 (année du Titanic – 34 000 entrées à lui tout seul à l’Amiral - qui fut porteur pour l’ensemble de la fréquentation cinématographique Française et mondiale), et redescendre à 37 299 spectateurs en 2001.
Malgré une programmation complémentaire / entente entre l’Amiral et le Vauban (5 salles), l’Amiral fermera ses portes fin 2003 début 2004.


Annonce parue dans le Film Français Juin 2004.

Lors de la tempête du printemps 2010, les vitrines restantes seront abîmées par la force des vagues sur le Sillon. Mais la façade de l’Amiral est toujours là.




Casino Municipal :
Quai Duguay Trouin

C’est en 1868 que la Société des Bains de Mer fait construire un Casino. Après restructuration, il est détruit en 1897. C’est en Juillet 1899 qu’est inauguré le Grand Casino (Architectes Auguste et Gustave Perret : Théâtre des Champs Elysées et reconstruction du Havre, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité). Le bâtiment abritera une grande salle de spectacle.


Le Grand Casino de Saint Malo (collection privée)

Mais en 1944, le bâtiment des frères Perret est détruit lors des bombardements de Saint Malo.

Ce n’est qu’en 1956, que le Palais du Grand Large est construit (Architecte Henry Auffret, natif de Saint Malo).



Le Casino - Palais du Grand Large après sa reconstruction (formes plus arrondis afin de diminuer la prise au vent). Collection privée.

Le bâtiment possède une grande salle de 950 places (source Bellefaye) des projections cinématographiques s’y tiendront jusqu’au début des années 80. En 1977, le Casino accueillait 2 000 spectateurs en saison et 750 hors saison

La mairie de saint Malo en 1983 décide de transformer le site en Palais des Congrès. La grande salle pourra accueillir alors 720 congressistes.


Le Palais du Grand Large en Fevrier 2010

Au printemps 2010, la salle , entre autres, a subi un grand lifting de 6 mois. L’Auditorium du Palais du Grand Large comporte aujourd’hui 1 orchestre et 3 balcons pouvant contenir 1 035 personnes.

L’Armor : Rocabey
Comme de nombreuses salles de cinéma d’Ille et Vilaine, l’Armor est tout d’abord un patronage appelé « La Cote d’Emeraude » en 1919.
En 1922, des projections cinématographiques sont organisées le dimanche soir dans la salle « La Grange de Tourville » par le patronage.
Une grande salle de 300 places est construite en 1924. C’est ainsi qu’est né le Cinéma Armor en 1929. Cette salle gérée par l’abbé Blanchard est une salle dont les chaises après chaque séance doivent être retirées pour laisser place aux cours de gymnastique. Comme beaucoup de ces patronages laïques ou non, le cinéma est une grande source de revenus.
Le 30 décembre 1932, un incendie accidentel détruit la bibliothèque et un bureau à l’étage et cause surtout le décès de 2 enfants. La salle sera restaurée et retrouvera son public jusqu’à la deuxième guerre mondiale.
Sous l’impulsion de l’Abbé Jegu et René Gautier, est inaugurée le 19 mars 1952 une nouvelle salle : Le Vauban.

Le Vauban : 10 boulevard de la Tour d’Auvergne
Dernier cinéma actif malouin, le Vauban possède aujourd’hui 5 salles.


Le Cinéma le Vauban en Fevrier 2010

En mars 1952 est inaugurée une salle unique de 690 places avec orchestre et balcon.Elle sera rapidement équipée pour le cinémascope.
À partir des années 70, le Vauban accuse une forte baisse de sa fréquentation.
En 1977, la fréquentation moyenne était de 1 250 spectateurs en saison et 250 uniquement hors saison.
C’est ainsi qu’en 1979, grâce à l’abbé Armel Le Faix, le Vauban devient un complexe de 3 salles (280-140 et 82 places). En 1983, plus de 140 000 spectateurs se sont rendu au Vauban. Le Vauban sera régulièrement rénové.


Mais en 1998, un projet de multiplexe en périphérie de Saint Malo vient perturber l’équilibre cinématographique sur Saint Malo. De plus la fermeture du Chateaubriand à St Malo et du Solidor à St Servan, nécessitent de prendre rapidement une décision sur l’avenir du Vauban.
C’est ainsi que grâce à l’aide financière et matérielle de l’archevêché et de la mairie, le Vauban inaugure en juin 99, 2 nouvelles salles de 128 et 208 places.



Quelques chiffres :
En 2000, Le Vauban accueillera 155 000 spectateurs. En 2004, la fréquentation se montera à 226 000 spectateurs pour descendre à 175 000 en 2007. Sur 2009, plus 190 000 personnes se rendront au Vauban.
Le Vauban aujourd’hui est équipé de 4 salles en numérique, et grâce à Cinémalo propose des films d’Art et Essai et de Recherche.



Mais régulièrement, des projets de multiplexes de centre ville ou de périphérie sont annoncés et mettent en péril l’avenir du Vauban. Le quartier de la future Médiathèque devrait accueillir au printemps 2012 un cinéma d’Art et Essai de 3 salles (220-150-100 places)… Une affaire à suivre.

Les cinémas oubliés ou disparus à St Malo :
Il m’a été difficile de trouver des éléments complets et précis sur les cinémas ci-dessous (pas d’archives, de témoignages…, adresses incomplètes)

St Servan : Commune rattachée à St Malo en 67 (Ouest)

Jeanne D’Arc : rue Le Pailleur

Patronage – salle de 427 places existante en 1950. Fermeture probable à la fin des années 70.

Rex et ou Surcouf : Place Bouvet

Salle de 475 places fermée dans les années 60. Remplacée (à vérifier) par le Théatre.



Solidor : 35 rue Jean XXIII

2 salles de 262 et 117 fauteuils – 1 090 entrées en saison en 1977 et 390 entrées hors saison.
Fermera fin des années 90.

Paramé : Commune rattachée à St Malo en 67 (Est)
1 cinéma en 1918 (emplacement non déterminé)

Celtic : 31 Bd Rochebonne (en 1950 et 1960) et annoncé au 70 Bd Rochebonne en 70)

Cette salle de 350 /400 places existait entre 1950 et 1984…


Vue du bd de Rochebonne correspondant au 74 Bd de Rochebonne, donc probablement au cinéma le Celtic .

Saint Malo :

Le Paris : Ville Audrin

Fermée en 1956, devenu hangar à bateau

Eden : 14 rue Herbert Clos Neuf

Patronage - Construite en 1929, salle de 365 / 440 places disparue dans la première moitié des 70’s.

Chateaubriand : rue du Groult Saint Georges

Patronage - existant en 52 et fermée à la fin des années 90 (n’existe plus dans le Bellefaye de 1984) – 520 fauteuils – 1750 entrées en saison et 500 Hors saison en 1977.
Peut-être s’agit-il de l’actuel Théâtre Chateaubriand ? (à verifier.)

Malgré mes recherches et les documents dont je dispose, il existe de nombreux trous, imprécisions dans cet aperçu des cinémas de Saint Malo. Tous renseignements, témoignages sont les bienvenus.

Dossier réalisé grâce au superbe livre : "Les Cinémas se racontent en Ille et Vilaine"
(Maurice Blanchard – Marcel Perrichot – Jean Piccand ) – decembre 2002. Et les données du CNC.





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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 21:18
Plus connue pour son Historial de la Grande Guerre, la ville de Péronne possède un cinéma en activité.

Le Familial : 23 rue Georges Clemenceau.

Fermée entre 1960 et 1970, cette salle de 400 places existait en 1950.



Devenue aujourd’hui salle des ventes dépendant d’un office notarial, la salle existe toujours.




Le Picardy : rue Saint Sauveur.

Au centre ville, la façade du Picardy se fond dans l’architecture des bâtiments.



Salle unique avec scène de 600 à 490 fauteuils entre 1950 et 1970, le Picardy jouxte un bar PMU.
L’entrée se fait par un hall / couloir avec des vitrines annonçant le programme. À gauche, une porte donne sur les billards du café voisin, et au fond du hall étroit se trouvent la caisse et l’accès aux salles .

Propriété de la municipalité, le Picardy est géré depuis 1989 par l’Association Générique. La programmation du Picardy s’effectuait alors en relation avec les directeurs des cinémas d’Albert, Corbie et Montdidier. Mais ces petits cinémas vont connaître des difficultés, l’aventure continuera seule avec le cinéma d’Albert.

Pour faire face à la baisse de la fréquentation, Jean-Pierre Leroux, président de l’association Générique, multiplie les animations (entre autres avec les scolaires). Dans les années fastes, le Picardy accueillait entre 15 et 20 000 spectateurs.


le hall avec la fresque racontant l’histoire du cinéma réalisée par les centres de Loisirs de la Chapelette en 2009.

En 2008, afin d’être en conformité avec la Commission de Sécurité, la cabine de projection est déplacée sur l’ancien balcon de la grande salle, balcon « inoccupé depuis que des spectateurs l’avaient choisi comme chasse gardée. Bagarres, jets de projectiles sur ceux du dessous » * In Le Courier Picard – Christèle Bouché.
La caisse sera elle aussi rénovée.

A l’automne 2008, la municipalité de Péronne devait trancher entre conserver le Picardy en lieu et place ou construire une nouvelle salle…
Mais l’ouverture du Multiplexe à Saint Quentin et les difficultés pour Jean-Pierre Leroux d’assurer la gestion du cinéma en même temps que ses activités professionnelles, vont accélérer le rapprochement du Picardy et de la Mairie.

Fin mai 2010, la mairie de Péronne décide de reprendre la gestion totale du Picardy. L’association Générique sera dissoute fin juin 2010.

Pour le Maire Valérie Kumm, la gestion du Picardy sera synonyme de recettes et sera gage d’une programmation de qualité. « La gestion du cinéma relevait de l’amateurisme. Là, on aura un vrai distributeur, on saura vers qui se tourner en cas de problème » *In le Courier Picard – Emmanuelle Bobineau.
Mais comme l’a dit Jean-Pierre Leroux à Valérie Kumm, « Le cinéma de Péronne ne survivra que si on développe des activités avec le public. Ce serait dommage de se contenter de faire de la programmation » * In Le Courier Picard – Emmanuelle Bobineau.

Répertorié dans l’annuaire Bellefaye comme salle unique de 250 places, le Picardy semble bien posséder 2 salles totalisant 327 fauteuils.
Aux mains de la mairie dès le 1er juillet prochain, puisse le Picardy assurer la pérennité du cinéma à Péronne.




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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 20:07

 

 

Plus connue pour sa grande plage de plus de 8 kilomêtres de long, la station balnéaire de Saint-Jean-de-Monts possède une unique salle de cinéma.

Dans les années 50, il existait une autre salle dont je n'ai trouvé aucune trace. Où étaient le cinéma l'Universel (avenue de la plage -1950/60) et le cinéma de la Plage (Avenue de la mer -1970/76/84) ?

Le Ciné-Monts : Rue du Général de Gaulle

Situé sur les hauteurs de Saint-Jean-de-Monts, le Ciné-Monts est à côté de l'église.
Ancienne salle paroissiale avec 500 fauteuils en 1950, elle existe depuis 1947 . Le 1er film projeté était "Sur la piste des Mohawks" de john Ford.



Rattaché à l'association Les Cousins de Monts, le Ciné-Monts fonctionne toute l'année.
En 1977, la salle accueillait environ 40 000 spectateurs (la moitié hors saison et l'autre moitié en saison).



Aujourd'hui la salle de 360 places accueille envion 20 000 spectateurs par an. Elle est régulièrement réaménagée (fauteuils, projecteur, son) et fait preuve d'une bonne vitalité grace au dynamisme de ses bénévolles.

 

 

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 20:18
Je tiens à remercier Frédéric Dupuis (Neversois de naissance) pour les articles de « La Montagne » et du « Journal du Centre », articles qui m'ont permis de compléter l'histoire de ces 2 salles.

Voici donc des informations complémentaires sur les cinéma l’Etoile et le Palace.

L’Etoile


©La Montagne 1988

Construite en 1949, la petite salle de 500 places diffusait alors des films en seconde exclusivité.
Au fil des années, le balcon puis le parterre seront transformés. La capacité de la salle passera alors à 320 spectateurs.
L’Etoile connaîtra ses heures de gloire dans les années 60/70. Western, Aventures, Peplums se succèdent sur l’écran de la belle salle.
Des projections du type « connaissance du monde » seront effectuées accueillant d’illustres conférenciers comme Paul-Émile Victor et Haroun Tazieff.



©La Montagne 1988

Suite à la transformation du Palace en complexe de 4 salles, l’Etoile a du mal à accéder aux films porteurs et bascule alors dans le cinéma érotique puis pornographique. Les entrées grimpent alors en flèche.

Mais en juillet 1988, l’Etoile s’éteint.
En novembre 88, le dernier projet de transformation en complexe de 3 salles ne voit pas le jour (manque de viabilité financière par rapport aux investissements).

Dans le « Journal du Centre » du 7 mai 97, un espoir brille.


Mr Rosier - le propriétaire de l'Etoile

(In journal du centre – Mai 97)

La salle de l’Etoile n’a pas bougé. Bernard Rosier, son propriétaire, y revient de temps en temps. La salle aux murs orangés (chers aux années 70), l’écran, les fauteuils, le distributeur de bonbons Kréma, les 3 projecteurs, la salle de montage et la caisse sont toujours là, recouverts de poussière.


(In journal du centre Mai 97)

La mairie de Nevers a alors de nouveaux projets pour la salle de l’Etoile (Concert, Théâtre voire programmation cinématographique ponctuelle). Hélas, le projet ne sera pas dans le budget de 98 de la municipalité et l’Etoile disparaîtra définitivement du ciel Neversois.


Le Téléphone de l'Opérateur
(in Journal du centre mai 97)


Le Palace.

C’est le 6 juin 1989 que les 4 salles du Palace ferment, Au programme de cette dernière séance, Midnight Express…



La façade, la semaine de la fermeture définitive
© La Montagne juin 89

Mr Davoine, propriétaire du Palace et du Mazarin, donnera toute priorité à ce dernier complexe de 6 salles et décidera de fermer l’UGC Palace…

Le Palace , construit en 1930 sous la direction d’un négociant en vins connaît ses 3 premières années de graves difficultés.
En 1933, le Palace est racheté par Mr et Mme Mangematin (homme d’affaires et ancien garagiste). Ils y resteront 37 ans.
Exploitant avisé, Mr Mangematin traite directement avec les maisons de distribution à Lyon, donnant accès aux exclusivités moins de 3 semaines après la sortie parisienne (un temps révolu aujourd’hui…), Mme Marie Louise Mangematin s’occupe de la caisse.




Le Palace en 1935
© Pierre Prémery (in La Montagne)

L’age d’or du Palace se tient avant-guerre.
Pour Ignace (avec Fernandel), les séances du samedi en soirée et dimanche matinée sont complètes (la capacité du Palace est alors de 1 000 places). Le lundi est alors réservé au Théâtre et au Music Hall.
La famille Mangematin est alors propriétaire du Palace, du Majestic et du Regina.

Après la guerre, les films américains déferlent sur l’écran du Palace. La scène du Palace accueillera les plus grands artistes : Edith Piaf, Bourvil, Brassens, Brel, Yves Montand, et Gilbert Bécaud qui y cassera son piano.
Pour Tino Rossi, Marie-Louise Mangematin vendra plus de 1 300 places pour 1 000 fauteuils.
Johnny Halliday, alors idole Yéyé, fera trembler les murs du Palace.
C’est en 1971 que les Mangematins proches de la retraite vendent le Palace.



© Collection Thuriot-Prémery
Aux mains de Mr Davoine, l’unique salle est morcelée en 4 salles en 1973.
Mais le Palace ne survivra pas au Mazarin. Après sa fermeture, des projets de salle de concerts laissent un peu d’espoir aux Neversois, jusqu’à sa destruction en 1994.

Merci encore à Frédéric.



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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 21:28

 

En 1950, 2 cinémas co-existent à Challans.


L’Arpett : Place Aristide Briand.

Cette salle de cinéma est construite en 1933 lors de la reconstruction des anciennes halles alimentaires.
L’Arpett est une salle d’environ 600 fauteuils. La salle changera de nom pour devenir le Central, mais fermera au début des années 70 (même si le Central existe toujours dans les annuaires professionnels en 1976).

Le Marais : rue Carnot.

A la fin des années 40, l’abbé Joseph Momballais décide de faire construire une salle paroissiale pouvant accueillir des projections de cinéma.
Ainsi, le 7 septembre 1950 est inaugurée la salle Le Marais.
Les frères Martel ont réalisé la fresque de la façade représentant des maraîchins et des danseurs. (Les Frères Martel, 2 jumeaux nés à Nantes, étaient des sculpteurs dont les œuvres sont essentiellement des sculptures, fontaines et monuments d’inspiration Art Déco ou Cubiste).



Le Marais est une salle de cinéma et de théâtre de 550 places avec balcon. En 1957, à l’arrivée du cinémascope , le cadre de scène est ouvert est le système de projection est rénové.
Mais comme partout en France, la télévision fait baisser la fréquentation. Il faut alors rénover la salle. En 1974, le balcon est détruit, les fauteuils changés ; le Hall, le Bar et la Caisse sont réaménagés. En 1984, le chauffage est changé, une moquette murale revêt les murs pour une meilleure acoustique. La salle du Marais est équipée du Dolby.
Après des difficultés financières, la mairie de Challans décide de soutenir le Théâtre du Marais.
C’est en mars 2000 que le conseil municipal acquiert le Marais.
Rénové, mis aux normes de sécurité, l’équipement technique du théâtre est modernisé.
La salle de 300 places est maintenant un théâtre, mais elle accueille encore les séances de l’association du Cinoche (ciné-club, programmation scolaire), créée en 1996.


Le Club : Place Saint Antoine.

Le Club est né entre 1960 et 1970. C’est alors une salle commerciale de 430 fauteuils.
Dans le courant des années 70, une 2 ème salle de 169 places est rajoutée.
Aujourd’hui avec ses 2 salles de 379 places (Ecran 12m de base et SRD) et 137 places (Dolby), le Club est reconnu comme une salle sympathique.



En 2009, le Club a vu sa fréquentation légèrement baisser pour atteindre 60 000 entrées annuelles.



Eric Dubot, son directeur, estime qu’avec 6 salles, la fréquentation cinématographique de Challans pourrait atteindre 150 000 entrées. (In Oust France – Janvier 2010)
Un projet de construction… ?



Et pour finir, cette photo n’ayant rien à voir avec les salles de cinéma, ce petit garage désaffecté à la façade sympathique.



Remerciements à Mme Hervouet du Bar Le Central pour les renseignements sur l’Arpett.


 

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 21:08
Nevers a connu plus de 10 Salles de Cinéma depuis le début du 20 ème siècle, mais il ne reste hélas très peu de trace de ces salles de cinéma.(Ce fut une véritable déception pour moi en juillet 2009, de ne trouver trace que de si peu de salles)

Le
début du cinéma à Nevers est lié à l’existence de 2 baraques en bois, exploitées avant la 1ère guerre mondiale.

L’Orangerie :
Rue Jean Desveaux / Rue de Remigny
Fermée au début des années 20.



La Chaumière
: Rue de Verpré / Avenue de la gare.
Fermée vraisemblablement après la guerre de 14-18, la Chaumière deviendra un dancing.

Les premiers vrais théâtres cinématographiques apparaissent après la 1ère guerre mondiale :

Le Majestic
: 7/9 rue de Nemours.
Construit en 1919, l’ancien café de Paume devient salle de projection cinématographique. Entièrement rénové après la 2ème guerre, le Majestic peut alors accueillir 800 spectateurs.



Propriété de Mr Mangematin, il atteindra la capacité de 900 places. Il fermera ses portes définitivement en 1963 pour devenir un magasin Printania, puis Prisunic et terminé en Monoprix.



Le Ciné Parc : Rue Hoche / Avenue Saint Just.
Ouvert en 1920, il fermera dès les années 30, à l’ouverture du Palace.
Il servira cependant encore quelque temps comme salle de projection pour les scolaires.
Avant de devenir magasin de meubles, les Allemands utiliseront le Ciné Parc comme prison, avant d’envoyer les prisonniers en déportation.

Le Palace : 24 rue des remparts.

C’est en 1930 que cette grande salle de 1 000 places est construite. Créée pour le cinéma parlant, cette belle salle concurrence le Majestic.
Soldaten Kino pendant l’occupation, le Palace reprend après la guerre sa programmation classique et accueille des artistes fameux tels Edith Piaf , les Compagnons de la Chanson.
En 1971 , Mr Mangematin vend le Palace à messieurs Lemoine et Davoine , qui en 1973 transforment la grande salle de 1 000 places du Palace en un complexe de 4 salles (395-137-126 et 95 places). C’est ainsi que disparaît le 17 juin 1973 le Palace, pour laisser place en octobre 1973 à l’UGC Palace.
C’est en 1994 que le Palace sera rasé… Il ne reste plus rien de ce majestueux cinéma.

Le Rex et le Pax
: 20 rue de Lourdes.
Situé dans l’actuelle rue de Lourdes (ex-rue Saint Gildard), le « Cinéma des Familles » est créé en 1930 dans un bâtiment appartenant à l’évêché.
C’est en 1937, qu’il devient Rex. Après la guerre, le Rex est transformé puis restauré. Toujours sous la direction de membres du clergé ; le Rex s’équipe pour le Cinemascope en 1954, puis le Todd-Ao en 1961.
En 1964, l’abbé Bonin fait construire juste à côté du Rex, le Pax.
Le 30 mai 1978, les 2 cinémas Rex (900 places) et Pax (450 places) ferment simultanément.

Le Regina : Place Chaméane.
Le Ciné Chaméane est construit entre les 2 guerres. Renommé le Regina (550 places), il deviendra Majestic à la fermeture du Majestic de la rue de Nemours. C’est sous ce nom qu’il fermera définitivement en décembre 1974.


Et quelques autres :
L’Étoile : 25 avenue de la gare.
Propriété de Mr Rozier, cette salle de 500 places construite e, 1949 fermera en Juillet 1988 (capacité alors de 320 places.

Le Foyer (1949 – 1954)

Les Courlis :
Construit par Gérard Davoine en 1978, ces 2 salles de 180 places connaîtront une bien courte existence . Elles fermeront en 1983.

La Maison de la Culture : Quai Pierre de Coubertin .
Construites en 1971, les 2 salles de 1000 et 150 places ont hébergé quelque temps des représentations cinématographiques.

Le Cinéma à Nevers , aujourd’hui et demain … :

Le Mazarin : rue de la Passière.



Datant des années 80, le Mazarin appartient à Gérard Davoine ( Circuit Cinéalpes – 17 Cinémas entre Brest , Dijon, Aurillac, Grasse, Clermont Ferrand…).



Avec ses 8 salles de 308 à 61 fauteuils, il est le dernier cinéma en activité de Nevers. Il offre une programmation commerciale, une fenêtre Art et Essai plus pointue étant assurée par l’association ACNE (Association des Cinéphages de Nevers). I



Il semble que le confort de ce complexe soit plutôt modeste, malgré le passsage récent à la projection numérique dans au moins une salle.

Le futur :
Janvier 2010, après quelques mois de compétition entre plusieurs projets, Mr Didier Bouland, maire de Nevers, annonce la future mise en chantier d’un multiplexe sur le site des 2 gares (il me semble pas trop éloigné du Mazarin actuel). Vainqueur entre autre du groupe CGR (présent sur Bourges) , c’est Gérard Davoine (propriétaire du Mazarin, je le rappelle), qui construira ce nouveau multiplexe. Son ouverture est prévue au second semestre 2011, avec 11 salles et 2 000 fauteuils.

Que deviendra alors le Mazarin ?




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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 20:08
Commune de Bourgogne au patrimoine classé à l’Unesco (église Notre Dame – XI ème siècle), la Charité-sur-Loire possède encore un cinéma de 2 salles, le Crystal Palace.

Le Rex : Rue des Ourbes.



En remontant des bords de Loire, dans la vieille ville, située à droite de la mairie, se trouve une petite rue étroite, la rue des Ourbes.



Quelques mètres en contrebas, la belle façade du Rex est toujours présente. Cette salle unique de 250/300 places, existait en 1950. Exploité plus tard par Madame Célestine Giraud (dont le mari de sa fille, Marcel Guillaume créera la célèbre salle du Cézanne à Aix en Provence), le Rex fermera ses portes au milieu des années 70.

Crystal Palace : 14 rue de Bourgogne.



En remontant vers la gare, vous passerez devant le Café l’Olympia.
La 1 ere rue à droite, vous mènera au Crystal Palace.



Appelée Olympia en 1950, cette salle unique de 500 places (située rue des fossés–prolongée) , deviendra Crystal Palace au milieu des années 70.



Aujourd’hui, salle indépendante, le Crystal Palace de La Charité sur Loire possède 2 salles de 200 et 98 places – la salle 1 étant équipée du dolby stéréo.
Salle d’Art et Essai, le seul cinéma de la Charité sur Loire est programmé conjointement avec d’autres salles indépendantes de Bourgogne.



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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 21:05
La petite station balnéaire de Saint Cast le Guildo, située entre le Cap Fréhel et Dinard possède depuis au moins 1950 , une salle de cinéma l'Eden.



Situé rue Vallée Besnault, cette salle unique de 340 fauteuils en 1978 et 250 fauteuils en 2010 reste ouverte tout au long de l'année.
En 1978, la fréquentation hebdomadaire moyenne était de 454 entrées. Son record connu alors , 1 697 entrées pour la grande Vadrouille en Aout 1967.



Le cinéma Eden reste à la pointe de la technologie ; En effet, avec le Cinéma Richemont de Sarzeau, il fut en Avril 2007, les 2 premières salles de cinéma indépendantes de province à investir dans la projection numérique 2K.
Aujourd'hui, l'Eden est équipé du son et de l'image numérique.




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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 21:00

Les Yoles : 14 Avenue des Yoles – Notre Dame de Monts.

 

Petite salle unique de 318 places de cette station balnéaire de Vendée (Pays du Pont d'Yeu) , le Cinéma les Yoles fonctionne pendant l’été et depuis cette année assure quelques représentations hors saison.

 

 

Sur Facebook, il existe un groupe "Les Yoles, un cinéma pas comme les autres".

Je ne trouve pas de trace de cette salle en 1970, mais en 1976, elle apparaît sous le nom de Les Yoles – Salle Sainte Thérèse.

 

 

 

 

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 09:16

Le Cinémachecoul existait déjà sous le nom de Cinéma Saint Honoré en 1950 (je n’ai pas d’information avant).




Cette salle unique de 500 places en 1960 , puis 420 places en 1984 a été détruite en 2007 pour laisser place en Octobre 2008 au CinéMachecoul.




Salle municipale, le CinéMachecoul (23 rue des Capucins) est géré par l’association La Gilles de Retz (Section cinéma) suite à un appel d’offre de service public effectué en 2008.

Le CinéMachecoul fait partie de la Scala (Salles de Cinéma Associatives de Loire Atlantique).




Le Saint Honoré, suite aux travaux commandités par la Mairie (et soutenus par le CNC) est le CinéMachecoul qui possède maintenant 2 salles de 226 et 71 places.




Un grand hall de 240 m2 abrite les fresques d’Armand Pavageau (Fresques historiques détaillant l’histoire de Machecoul). Cette oeuvre d’art était avant dans la salle du Saint Honoré.



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